Situation du site de la Porte de la Villette de la Mosquée Adda’wa : Communiqué


Paris le 27 décembre 2019,

Situation du site de la Porte de la Villette de la Mosquée Adda’wa.
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En 2006, les responsables de l’ACIMA sollicitent la Ville de Paris pour disposer d’un terrain afin de permettre aux musulmans du 19e de pratiquer leur culte durant les travaux de démolition/reconstruction du site historique rue de Tanger. C’est ainsi que la Ville de Paris accorde avec le soutien de la Mairie du 19e arrondissement un terrain municipal situé sur la Porte de la Villette

Cependant, les responsables d’alors installeront une mosquée provisoire sur ce site mais refuseront de signer une convention d’occupation précaire et de s’acquitter de la redevance attachée à cette occupation.

En 2013, l’ACIMA connait en son sein un conflit de gouvernance dû à des divergences. Le conflit est tranché par la justice en 2015 et l’association décide de reprendre les travaux de reconstruction.

En 2016, la Ville de Paris sollicite comme elle l’a toujours fait depuis 2007, l’ACIMA pour régulariser le bail de Porte de la Villette. Pour sécuriser la situation juridique des fidèles, l’ACIMA accepte de signer une convention d’occupation précaire en 2018.

L’occupation illégale du site de la Porte de la Villette par d’anciens membres de l’association qui refusaient de reconnaitre la décision judiciaire de 2015 et les nouvelles instances de l’ACIMA obligeait celle-ci à engager une procédure d’expulsion après plusieurs tentatives pour résoudre le litige à l’amiable.

Dans une décision du Tribunal de Grande Instance de Paris rendue le 28 aout 2019, la Justice ordonnait l’expulsion des associations occupantes illégalement le site de Porte de la Villette. Devant le refus des occupants de respecter cette décision, leur expulsion a eu lieu avec le concours de la force publique le 18 décembre dernier.

L’ACIMA a pu dès lors assurer l’organisation du culte à la porte de la Villette. Cependant, le vendredi 20 décembre, des membres de l’ancienne association avec à leur tête un prédicateur, ont pris le contrôle par la force de la salle de prière, entravant ainsi le culte et la liberté d’association et de réunion et prenant en otage les fidèles.

Ces faits étant réprimés par la loi, une plainte pénale a été déposée contre ces individus.

L’ACIMA, fondée en 1969, a toujours travaillé au service des musulmans du 19e et pour l’intérêt général. Elle rappelle qu’il existe une seule communauté de fidèles et qu’elle ne tolèrera pas les divisions et sécessions de certains apprentis sorciers qui tentent par la force et la violence de prendre le contrôle d’une mosquée et de monter une partie des musulmans contre d’autres.

Le Conseil d’Administration

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